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Old April 3rd, 2013 #5
alex revision
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alex revision
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Le DVD de V. Reynouard sur Oradour


L'hebdomadaire "Rivarol" (82 bd Masséna, 75013 Paris), dans sa livraison n°3086 du 22 mars 2013, publie, en page 4, une interview de Vincent Reynouard sur Oradour et le DVD qu'il vient de consacrer à cette tragédie.


RIVAROL: On connaît le livre que vous avez publié en 1997 sur le drame d'Oradour-sur-Glane. Aujourd'hui, vous publiez un film d'une heure et demie sur le sujet: Oradour, la contre-enquête. S'agit-il d'une reprise de votre livre?

Vincent REYNOUARD: On pourrait parler d'une version corrigée et augmentée.

Je reprends les arguments forts développés dans mon livre et j'en apporte de nouveaux découverts depuis 15 ans. Le choix d'une vidéo s'imposait également parce que l'image prime de plus en plus sur l'écrit. On peut certes le regretter, mais c'est un fait. Si l'on veut toucher les jeunes, un exposé imagé de 90 minutes est plus efficace qu'un livre de 400 pages.

J'ajoute qu'en 1997, je manquais de moyens pour réaliser les croquis explicatifs. Aujourd'hui, je peux en réaliser, ce qui donne une vidéo très claire et très didactique.

R.: Quinze ans après la publication de votre livre, vos adversaires vous ont-ils répondu?

V. R.: Leur seule réponse a consisté à m'injurier, à faire appel aux autorités pour obtenir l'interdiction de mon livre et à se réfugier dans les jupes de la "Justice" pour me faire condamner. Si l'on excepte les injures (qu'ils ont effectivement pu proférer), ils ont d'abord gagné avant de perdre sur toute la ligne. L'arrêté d'interdiction de mon livre a été annulé par la Cour européenne des Droits de l'homme et la lourde condamnation qui me frappait (deux ans de prison dont six mois ferme pour "apologie de crime de guerre") a été cassée. Aujourd'hui, en France, on peut librement réviser l'histoire d'Oradour, car il s'agit d'un crime de guerre, pas d'un crime contre l'humanité.

R.: Et sur le fond?

V. R.: Sur le fond, mes adversaires ont fait semblant d'ignorer mon travail au motif que la thèse révisionniste était un tissu de mensonges. Mais ils ont tenté indirectement de répondre à certaines de mes objections. Le discours du guide, notamment, a été changé afin d'expliquer l'étonnante préservation du confessionnal dans l'église ainsi que la façon dont Mme Rouffanche aurait pu sauter d'un vitrail sans dévaler jusqu'à la route. Dans la vidéo que je viens de publier, je réfute tous ces arguments échafaudés dans l'urgence afin de tenter de sauver une thèse officielle totalement indéfendable.

R.: Pourriez-vous dévoiler le plan de votre exposé?

V. R.: Je ne fais qu'adopter les méthodes traditionnelles d'enquête policière. Dans un premier temps, je me livre à une étude matérielle des lieux du drame et j'examine les cadavres afin de comprendre ce qui a pu se passer. A Oradour, cette étude suffit pour réfuter la thèse de l'incendie général de l'église que les Waffen SS auraient transformée en four crématoire pour plus de 400 femmes et enfants. On comprend rapidement que les victimes sont mortes des suites d'une ou plusieurs explosions.

R.: Incendie ou explosion, qu'est-ce que ça change?

V. R. : Si l'explosion avait été le fait des Waffen SS, alors la thèse officielle en aurait tout de suite parlé. Or, dans mon film, je démontre comment, dans un premier temps, "on" a tout fait pour cacher ces explosions. Preuve que leur origine était très gênante...

R.: Selon vous, il y avait un dépôt clandestin de munitions sous lescombles de l'église.

V. R.: Oui. Dans mon film, je réfute la thèse du village sans maquis. Les témoignages recueillis, notamment celui de l'ancien aviateur de la RAF Len Cotton, attestent qu'Oradour était au contraire un centre de résistance.

J'ajoute qu'une grande quantité de douilles américaines de calibre 9 mm ont été retrouvées dans l'église. Il s'agissait de cartouches Winchester que les Anglais parachutaient aux maquis, qui étaient utilisées dans les pistolets-mitrailleurs STEN et qui ne pouvaient pas être utilisées dans les armes allemandes telles que le Lüger P-08 ou le Walther P-38. Ces douilles ont comme par hasard disparu mais on en parle à plusieurs reprises dans les livres "officiels" sur Oradour.

R.: Certes, mais pourquoi les Waffen SS sont-ils venus à Oradour ce 10 juin 1944?

V. R.: Cela aussi, je l'explique dans mon film, documents à l'appui. Les Waffen SS venaient pour tenter de délivrer un gradé enlevé la veille dans la région par les maquisards de Jean Canou. Leur mission était d'anéantir le PC du maquis, de retrouver ce gradé et, si l'on ne le retrouvait pas, de faire des prisonniers pour pouvoir ensuite négocier un échange. Il n'était pas question d'exterminer la population. Oradour est donc une opération policière qui a mal tourné.

R.: Mais qui a allumé le dépôt de munitions?

V. R.: Tant que les archives restent fermées, on en sera réduit aux hypothèses. Dans mon film, j'en expose deux dont l'une s'appuie sur deux constatations matérielles. Mais, surtout, j'en appelle aux autorités et au président de la République pour qu'on m'autorise à consulter les archives.

R.: Espérez-vous vraiment une réponse positive?

V. R.: Non. Mais j'aurai au moins prouvé ma bonne foi.

R.: Où peut-on se procurer votre DVD?

V. R.: On peut le commander via notre site internet www.phdnm.org ou via notre distributeur en Suisse (Urbain Cairat, CP 1528, CH-1820 Montreux, Suisse).

Le prix est de 12 euros port compris. Livraison en 24 heures.

Propos recueillis par Jérôme BOURBON.